Amadou Gallo Fall, président de la Basketball Africa League (BAL), a réaffirmé l’ambition de faire de la compétition phare du continent bien plus qu’un simple championnat, mais une véritable plateforme de développement économique, social et sportif. Lors d’un échange en marge de la Conférence du Nil, il a salué le rôle clé des partenaires, évoqué les défis à relever et partagé sa vision pour l’avenir du basket africain.
La BAL, lancée en 2021 dans des conditions exceptionnelles grâce au soutien du Rwanda Development Board (RDB), continue de grandir. « Nous sommes ici pour magnifier l’un de nos partenaires fondateurs, le RDB », a déclaré Gallo Fall. « Grâce à eux, nous avons pu organiser la première édition en bulle et aujourd’hui, nous préparons les Finales à Kigali en 2026 et 2028. »
Le Rwanda, qui accueillera pour la première fois une phase de groupes, est devenu un hub sportif incontournable. « Nous avons hâte de retrouver l’atmosphère électrique de la BK Arena », a-t-il ajouté, soulignant l’impact local avec les performances des clubs rwandais (Patriotes, REG, APR).
Défis et ambitions : professionnaliser le basket africain
Si la BAL connaît un succès croissant, Gallo Fall reste lucide : « Comme toute œuvre humaine, il y a des choses à améliorer. Nous avons de grosses ambitions et sommes encore critiques pour en faire l’une des meilleures ligues au monde. »
Les partenariats jouent un rôle clé, avec des géants comme Nike, Wilson et Hennessy, mais aussi des acteurs locaux (Air Sénégal, Wave, Woodside).« Visit Rwanda a donné le ton, montrant une volonté panafricaine » a-t-il souligné.
Révéler et retenir les talents africains
L’un des objectifs majeurs de la BAL est de mettre en lumière les joueurs locaux et de freiner l’exode des talents. « Des stars comme Mo Faye, Aliou Diarra ou Makhtar Gueye ont éclos grâce à la BAL. Aujourd’hui, des joueurs qui visaient l’Europe reviennent pour y participer », a-t-il expliqué.
Avec cinq joueurs étrangers par équipe (dont trois Africains), la ligue favorise les échanges tout en renforçant le niveau local. « Les sélections africaines gagnent désormais des matchs en mondiaux. C’est le signe que le basket africain monte en puissance. »
Et demain ? Une BAL encore plus forte
Si certains rêvent d’une expansion en Europe, Gallo Fall reste concentré sur l’Afrique : « Notre focus, c’est la BAL. Nous voulons raffermir nos partenariats, inspirer d’autres pays et construire des opportunités par et pour les Africains. »
Convaincu que le continent peut attirer une part croissante du talent mondial, il conclut : « Le basket africain a une richesse unique. Avec du professionnalisme et une vision commune, nous écrirons une histoire encore plus grande. »
Aziz WATT
