Candy Basomingera, directrice générale adjointe du Rwanda Convention Bureau, a partagé sa vision ambitieuse du sport comme moteur de croissance pour le continent africain, à l’occasion de la Conférence du Sahara organisée en marge de la Basketball Africa League (BAL) 2025 à Dakar.
Revenue avec enthousiasme à Dakar, Candy Basomingera a rendu hommage à Amadou Gallo Fall, président de la BAL, pour sa « vision remarquable » ayant propulsé le basket africain sur la scène internationale. Elle a également salué le retour du Maroc dans la compétition, soulignant l’impact grandissant de la ligue.
Entre 2021 et 2024, le Rwanda a accueilli 70 événements sportifs majeurs, dont le Congrès de la FIFA et les assemblées générales de la Fédération internationale de l’automobile. Ces manifestations ont généré 50 millions de dollars de retombées économiques et attiré des milliers de visiteurs.
« Le sport est une industrie pour le développement. Il est temps que l’Afrique devienne un acteur majeur », a-t-elle déclaré, appelant d’autres pays à s’inspirer de ce modèle.
La BAL, accélérateur d’opportunités
Pour la première édition de la Conférence du Nil au Rwanda, des activités variées sont prévues : soirées de networking, concerts, et un sommet sur l’innovation. « Nous profitons de la visibilité de la BAL pour mettre en lumière les talents locaux », a expliqué Basomingera.
Selon une étude externe, la BAL a déjà contribué à hauteur de 250 millions de dollars à l’économie africaine et créé 37 000 emplois directs et indirects. Au Sénégal, l’événement stimule l’entrepreneuriat dans le sport et le divertissement.
Pérenniser le modèle
Si la BAL connaît un succès croissant, Candy Basomingera reconnaît la nécessité d’innover pour assurer sa durabilité. « Nous ne pouvons pas continuer à subventionner les équipes indéfiniment », a-t-elle souligné, évoquant des partenariats locaux encore timides mais prometteurs.
Des initiatives comme la Summer League à Los Angeles visent à former davantage d’entraîneurs et à renforcer l’écosystème. « Après cinq ans, nous envisageons déjà les dix prochaines années », a-t-elle confié, optimiste quant à l’avenir.
Pour Candy Basomingera, la BAL incarne bien plus qu’une compétition sportive : « C’est une initiative qui fait rêver le continent et prouve au monde que l’Afrique a du talent et peut jouer un rôle clé dans l’économie du sport. ». Avec des clubs qui se développent, un engouement croissant chez les jeunes et des retombées économiques tangibles, le basket africain a de beaux jours devant lui.
Aziz WATT
