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Transparence dans les courses hippiques : Atelier sur les procédures antidopage au Racing Club à Mbao

Le Comité national de gestion des courses hippiques, en partenariat avec la Direction du développement des Équidés, a organisé ce samedi une journée d’échanges sur les procédures de contrôle antidopage. L’événement s’est tenu au Racing Club de Dakar, à Mbao, réunissant les acteurs clés du secteur équestre.

Cette initiative vise à renforcer la transparence et l’équité dans les compétitions hippiques, en sensibilisant les professionnels aux protocoles de lutte contre le dopage. Les participants ont pu échanger sur les bonnes pratiques et les normes internationales en vigueur, garantissant ainsi des courses plus saines et plus justes.

« C’est une initiative que nous renouvelons en réalité, parce que nous allons vers la journée phare de cette année, en l’occurrence le grand prix du chef de l’État. Ce serait peut-être plus judicieux de tenir ce séminaire en début de saison et de procéder à des contrôles avant cette journée, pour la bonne et simple raison que le grand prix du chef de l’État repose sur un certain nombre de conditionnalités pour y être qualifié. Et c’est cela qui magnifie la justesse d’un contrôle préalable avant la journée, parce que les qualifications se font avant la journée. Et si on attend par exemple le grand prix du chef de l’État pour procéder au contrôle, on aura peut-être évité à certains chevaux qui pouvaient bien participer de le faire, parce que ceux qui en cours de chemin auront triché et seront passés par les mailles du filet parce qu’il n’y a pas eu de contrôle préalable, viendront occuper les places au niveau de ce grand prix du chef de l’État.
Mais nous envisageons à partir de l’année prochaine de rendre effectif ce procédé, commencer dès le début de la saison à faire des contrôles, pas sur toutes les journées, mais au moins sur les journées classiques, avec une masse critique de courses de 5 ou 6 sur 20. Je pense que ce sera une manière de démocratiser les courses olympiques, ce sera une manière de faire participer tous ceux qui ont droit à ce grand prix du chef de l’État, et au bout du compte on saura que le cheval qui aura gagné le grand prix du chef de l’État aura été le meilleur.
Nous attendions la participation des entraîneurs et des propriétaires, éventuellement des jockeys, mais avec le développement des médias, ils ne sont pas là mais ils l’ont suivi en direct, et nous avons eu des retours très positifs. Je pense que, d’un autre point de vue, ça nous a permis de travailler peut-être de la meilleure des manières. Nous avons eu des débats de qualité ce matin et cet après-midi, et je pense que c’est tout heureux que nous clôturons justement ce séminaire.
Mais encore une fois, ce que nous retenons, c’est que nous avons constaté une abnégation extraordinaire au niveau des participants, je ne veux pas citer de nom, mais il y en a qui, en réalité, ne font partie d’aucune des équipes concernées, mais qui sont là et qui nous épaulent, qui travaillent sans rechigner. Je pense qu’à ceux-là, sans les citer, nous tirons notre chapeau. Je pense que c’est un comportement de patriote, c’est-à-dire que nous n’avons pas à dire que je suis dans telle sphère ou dans telle autre.
Nous avons travaillé par le passé dans des conditions un peu difficiles. Un peu difficiles parce qu’il est quelquefois difficile de respecter le timing, au point que les dernières opérations de course et les dernières opérations de contrôle, surtout, n’ont pas été bien suivies ça a créé un fouillis difficile à dépatouiller. Cette année, nous avons effectivement travaillé dans le sens de mettre dans les meilleures conditions ceux-là qui procèdent au prélèvement biologique parce que c’est des actes d’une importance capitale, mais d’une gravité peu commune.
Prélever le sang d’un cheval pour déterminer s’il est dopé ou pas, s’il est positif ou pas, à des produits interdits ou prohibés, je pense que celui qui le fait doit le faire dans les meilleures conditions qui soient. Et c’est pour cette raison que nous avons créé cette année un Vet-gate où n’entreront pas tous ceux qui voudraient le faire. Ce sera une zone réservée où seuls les professionnels et les propriétaires ou leurs mandataires auront accès. Et de ce point de vue, nous pensons que les gens comprendront parce que nous ne lésinerons pas sur les moyens pour faire rétablir l’ordre dans les environs de ce Vet-gate.
Les sanctions sont multiples et diverses. C’est d’abord le cheval, c’est ensuite le propriétaire, c’est si vous voulez l’entraîneur, c’est le mandataire. Parce que chacun a son niveau de responsabilité. Le cheval doit être présenté, c’est une obligation. Vous ne le faites pas, vous qui avez la responsabilité de le faire, vous encourez des sanctions qui peuvent aller jusqu’au retrait de votre agrément si vous êtes entraîneur, jusqu’à l’interdiction de faire courir si vous êtes un propriétaire, jusqu’à 500.000 FCFA à 1.000.000 FCFA d’amende, jusqu’à une suspension du cheval de 3 mois à 6 mois, ou de 1 an à 2 ans.
Si vous êtes récidiviste également, le niveau de sanctions peut aller jusqu’à la sanction la plus forte. Donc ça veut dire qu’il y a tout un arsenal de sanctions, mais c’est une question assez délicate avec laquelle on ne joue pas. Parce que du point de vue de l’honneur de celui-là qui est le propriétaire, il faut que les gens lui assurent un système de défense cohérent qui lui permette de savoir exactement quels sont ses droits, à quoi est-ce qu’il peut réellement prétendre, pour qu’au bout du compte, si on dit que son cheval est dopé, non seulement il a la possibilité d’introduire des recours, mais il peut en âme et conscience se rendre compte que, même si ce n’est pas lui, il a derrière lui des gens dont il n’a pas la maîtrise. C’est-à-dire que c’est son personnel d’écurie. Le dopage peut venir de partout. Ça peut être un acte positif, fait de façon consciente, ça peut être une inadvertance, ça peut même venir d’une alimentation que vous avez achetée dans une usine de la place.
C’est-à-dire que, indépendamment de tout ça, s’il est prouvé que par exemple cette alimentation-là vous vient d’une minoterie de la place, vous avez la possibilité, au-delà de cette positivité constatée chez votre cheval, d’introduire une action, ou en tout cas de profiter des enquêtes qui sont menées par la direction du développement des équidés, pour établir votre innocence en réalité. Et ça, c’est hyper important. On ne joue pas avec, on permettra à ceux-là qui, effectivement, ont des chevaux qui ont été déclarés positifs, d’user de toutes les voies de recours pour se disculper », a déclaré Maître Souleymane Diagne , vice-président du comité national de gestion des courses hippiques chargé des affaires juridiques.

« Permettez-moi d’abord de féliciter le CNG qui a eu l’excellente idée, en tout cas, d’organiser ce magnifique séminaire auquel nous avons participé aujourd’hui. Ça entre en droite ligne, dans les prérogatives de la direction du développement des équidés, donc du ministère de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage, en tout cas, d’encadrer les courses à travers les différentes problématiques pour lesquelles nous travaillons avec eux.
Ces problématiques, c’est la classification des chevaux, c’est l’identification, c’est le contrôle antidopage également. Et depuis l’année passée, nous avons eu à entamer avec les acteurs des réformes pour mieux faire le contrôle antidopage, pour mieux faire un arbitrage, en tout cas, par rapport à ce contrôle antidopage. L’importance du sujet a poussé notre autorité, le ministre, à déléguer, en tout cas à dépêcher une équipe composée de l’ISRA, en tout cas, d’éléments de l’ISRA, de la direction du développement des équidés, mais également du Hara national.
Nous nous engageons à accompagner les acteurs à faire un contrôle antidopage, en tirant les leçons du contrôle antidopage passé, pour faire l’arbitrage qu’il faut cette année au niveau du grand prix du chef de l’Etat. Et l’année prochaine, comme ils l’ont promis, les accompagner également à faire d’autres contrôles antidopage, outre que celui du grand prix du chef de l’Etat.
Le grand public, surtout ceux qui n’ont pas l’habitude de venir regarder le cours, veulent savoir quels sont les produits utilisés pour doper les chevaux. Sachez qu’il y a plusieurs substances, des substances qu’on appelle substances prohibées. La plupart du temps, c’est les substances médicamenteuses et les substances interdites. Ça, c’est les substances qu’on ne doit pas retrouver au niveau d’un cheval. En dehors de ça, il y a des pratiques, des pratiques qui ont tendance à, en tout cas, augmenter anormalement le potentiel d’un cheval », a réagi de son côté Alphonse Séne, directeur du développement des équidés.

Une étape importante pour préserver la crédibilité des courses de chevaux au Sénégal et promouvoir le bien-être animal.

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