Annoncé sur le départ, Franck Haise a finalement choisi de rester à Nice. Sous contrat jusqu’en 2029, l’entraîneur de 54 ans s’est dit prêt à tout faire pour aider des joueurs qu’il n’a pourtant pas épargnés devant les médias. Mais s’il a fait le choix de ne pas partir, Haise n’a pas hésité à envoyer un message piquant à sa direction. «Je n’ai pas eu l’actionnaire ni le responsable de l’actionnaire depuis dimanche soir, et c’est moi qui ai appelé le président lundi en fin de journée parce que je n’arrivais pas à avoir de nouvelles de Florian Maurice (directeur sportif du Gym, ndlr). J’assume mes responsabilités en restant l’entraîneur. (Il s’arrête et regarde son téléphone, ndlr) Ah ben voilà, Jean-Claude Blanc (le directeur général d’Ineos Sport, ndlr) vient de m’écrire, on est mercredi matin… Je reste pour que chacun assume ses responsabilités». Face à ces attaques, son président Fabrice Bocquet a répondu en jouant la carte de l’apaisement… mais en dévoilant que le ton était monté.
« La communication de Franck lui appartient. Qu’il puisse avoir des griefs, ça lui appartient. Et il a toujours dit qu’il garderait sa liberté de parole. Ce que je pense, c’est que lorsqu’on communique, quand on est dirigeant d’une entreprise ou d’un club de foot, on est là pour protéger. (…) Je n’ai pas à rentrer dans la communication de Franck, il communique comme il le souhaite. D’ailleurs, le club n’était pas au courant (de son interview d’hier). (…) Mon rôle, c’est de donner la communication du club et la communication du club, clairement, tourne autour de l’apaisement. D’ailleurs, à ce titre, on s’est vu jeudi. Il y avait aussi Jean-Claude Blanc et Florian Maurice. On a échangé ensemble jeudi matin et le ton est un peu monté, mais ce n’est pas surprenant parce qu’on a tous des personnalités assez sanguines. Mais à la fin de la réunion, on s’est dit que ça faisait du bien de s’être dit ça, et maintenant on avance », a-t-il déclaré dans les colonnes de L’Équipe.
