Revenu chez les Gones il y’a quelques jours seulement, après neuf ans et demi, le défenseur croate a mis son club dans l’embarras.
En effet, le 22 décembre dernier, le footballeur de 33 ans était pointé du doigt par différents médias en train de célébrer la troisième place de la Croatie, au Mondial 2022, avec des suspicions de saluts fascistes, de chants nationalistes et de propos homophobes.
Dans une interview accordée à l’AFP et relayé par Le Progrès, Dejan Lovren, est sorti du silence, vendredi, pour revenir sur les supposés chants néo-nazis ou fascistes.
«J’ai déjà tout expliqué cela en Croatie à propos de cette vidéo sur YouTube, mais cela n’a pas été repris en France. Pour moi, il s’agit d’une chanson patriotique qui a trait à mon pays qui veut dire que j’aime mon pays. Le chant dont on parle (…) n’est pas du tout fasciste. Il remonte à la libération du pays et à la gloire de la Croatie que nous chantons tous pour fêter un événement heureux. Mon pays a lutté pour son indépendance obtenue très récemment et reste en construction», a t-il expliqué.
Avant d’ajouter, «Mais j’ai été attaqué. On déforme de manière tout de suite négative sans faire référence à la bonne chanson. Cela n’a rien à voir avec le fascisme. Je suis donc surpris. J’arrive à Lyon avec une énergie positive que je veux afficher sur le terrain pour la transmettre à mes coéquipiers», s’est-il défendu.
De son côté, son entraîneur, Laurent Blanc n’a pas échappé aux questions sur le sujet en conférence de presse. «Son chant ? C’est un chant nationaliste de son pays. Pour le reste, je ne peux pas parler à sa place. Moi, j’ai vu la chose qu’il pouvait amener au club, c’est une bonne recrue», a tempéré le technicien français.
Abdoul Aziz WATT
