Dans les heures qui ont suivi la qualification du PSG pour la finale de Ligue des Champions, de nombreux acteurs du foot italien se sont exprimés sur cette finale à venir face à l’Inter.
En Italie, on suit d’ailleurs de très près les aventures parisiennes, et ce depuis des années déjà, puisqu’à une époque le club de la capitale avait l’habitude de faire son mercato en Serie A et d’y recruter des joueurs assez populaires, à l’image de Zlatan Ibrahimovic ou de Marco Verratti. La présence de Gigio Donnarumma, portier de la Nazionale, dans les cages parisiennes fait aussi que les rencontres des Parisiens soient suivies de l’autre côté des Alpes, tout comme l’arrivée de Khvicha Kvaratskhelia il y a quelques mois. Et que pensent les Italiens du PSG en vue de cette finale ?
Les Italiens s’attendent à une rencontre équilibrée
« C’est sympa de voir Donnarumma être décisif comme ça, c’est un gardien de but vraiment phénoménal. Il fait des choses incroyables, félicitations à lui et j’espère qu’il continuera comme ça. Je ne vois pas beaucoup de buts dans PSG-Inter, je le vois comme très tactique et équilibré. Le PSG est beaucoup plus rapide que l’Inter », a lancé sur Sky Italia Boban, grand milieu de terrain passé par l’AC Milan et l’AS Bari, pas Italien (Croate) mais consultant très écouté en Italie. « Le PSG en finale ? Je pense que c’est du 50/50. Ils ont également atteint la finale (en 2020). C’est un match unique et nous devons jouer pour cela et nous espérons continuer à avoir le niveau que nous avons vu lors de ces deux demi-finales », a de son côté lancé Javier Zanetti, vice-président et légende intériste.
« Sans Mbappé, c’est un PSG plus fort qu’avant. Et le trio de Luis Enrique exalte aussi Kvara », titre la Gazzetta dello Sport, qui n’a aucun doute sur le fait que le principal responsable des succès parisiens est Luis Enrique : « en fin de compte, donc, la vraie star est l’entraîneur. Luis Enrique est arrivé la saison dernière pour refonder le projet, en lui donnant une identité forte et collective. Il a réussi en imposant sa vision du jeu et du football, en supprimant les privilèges, en supprimant les garanties de statut et de places de titulaires assurées, en s’appuyant sur le mérite et le travail ».
Fabio Capello, qu’on ne présente pas, s’attend lui aussi à un duel serré, comme il l’a confié au journal aux pages roses : « ce sera une finale équilibrée, mais tout commence par le milieu de terrain, comme toujours. À Barcelone, le trio d’Inzaghi avait beaucoup souffert et au lieu de cela, mardi, ses milieux de terrain ont joué un bon match. Évidemment, le 31 mai, il n’y aura pas d’aller-retour, ni de public à pousser ou de stade à conquérir, donc une finale ouverte nous attend. Les milieux de terrain de l’Inter m’ont convaincu même si, étant en fin de saison, ils ne sont visiblement plus très brillants. En demi-finale, Inzaghi a su profiter des occasions, avec Flick qui a continué à jouer homme contre homme à une minute de la fin : un peu présomptueux… Luis Enrique me semble être un entraîneur préparé, il a fait une équipe sur mesure, pleine d’excellents joueurs. Il n’a pas de star absolue comme Lamine Yamal l’est pour Barcelone, quelqu’un sur qui toute l’équipe est basée. Dembélé pourrait être nommé parce que c’est celui qui se démarque le plus, mais tous les titulaires du PSG sont très bons et tout aussi importants ». Le message est passé.
Source : Foot Mercato
