Le handball sénégalais a vécu un dimanche de folie. Le Stadium Amadou Barry de Dakar a été le théâtre des finales tant attendues de la Coupe du Sénégal, couronnant deux nouveaux souverains : l’ASFA chez les hommes et l’UGB (Université Gaston Berger) chez les dames. Une soirée intense qui a mis un point final spectaculaire à la saison 2025.
La première finale de la journée a opposé chez les dames l’UGB de Saint-Louis au tenant du titre, Diamono. Dans une ambiance électrique, les deux équipes se sont livrées à un duel « très plaisant », où l’engagement et la technique étaient au rendez-vous.
Dominatrices de bout en bout, les Saint-Louisiennes de l’UGB ont su trouver les ressources pour dompter l’équipe de Diamono. Après un match serré, l’UGB a finalement pris le dessus pour s’imposer avec un score net de 24 à 19. Cette victoire marque un sacre retentissant pour l’Université Gaston Berger, qui arrache la précieuse coupe des mains du champion en titre.
L’ASFA, un comeback héroïque pour la couronne masculine
Si les dames avaient offert un spectacle de qualité, les hommes ont, quant à eux, livré une « finale dantesque ». L’ASFA et la Jeanne d’Arc se sont engagés dans un duel sans merci, se répondant « coup sur coup » devant un public conquis.
La Jeanne d’Arc a semblé prendre les rênes du match en démarrant fort et en creusant un écart au score. Cependant, l’expérience et le caractère de l’ASFA, sous la direction de Momodou Senghor, ont fait la différence. Juste avant la mi-temps, les hommes de l’ASFA ont opéré un remarquable retour pour revenir à égalité (9-9).
La seconde période a été un one-man-show de l’ASFA. Plus mordants et appliqués, ils ont rapidement pris le dessus pour distancer définitivement la Jeanne d’Arc. Le coup de sifflet final a acté une victoire méritée sur le score de 24 à 20. Face à une Jeanne d’Arc courageuse, l’ASFA a dû « montrer du caractère » pour soulever le trophée.
Une saison close en apothéose
Avec ces deux finales passionnantes, le handball sénégalais tire le rideau sur l’année 2025 de la plus belle des manières. Le Stade Amadou Barry, rempli d’un « beau monde », a été le témoin privilégié de l’émergence de deux nouveaux champions qui ont su, par leur talent et leur mental, conquérir la coupe.
Aziz WATT
