Ce match avait des allures de survie pour l’ASC Ville de Dakar. Mais face à un Atlético Petroleos de Luanda organisé, impitoyable et assoiffé de victoire, les Sénégalais ont sombré (67-76), trahis par leurs propres erreurs, un manque de leadership clair et un mental fragile.
Dès le premier quart-temps, les Angolais ont marqué leur territoire en menant 25-18, exploitant les défenses hésitantes de Dakar. Le second quart-temps a confirmé leur domination avec un écart creusé à 47-32, laissant les supporters sénégalais perplexes.
Au retour des vestiaires, Ville de Dakar a enfin montré des signes de réveil, réduisant l’écart à 9 points (63-54) grâce à une défense plus agressive. Mais ce sursaut fut trop tardif. Dans le dernier quart-temps, malgré la pression d’un public dakarois fervent, Luanda n’a pas tremblé, scellant sa victoire 76-67.
Luanda, la machine angolaise : rigueur et efficacité
Les Angolais sont venus avec une stratégie implacable : défense étouffante, jeu collectif huilé et exploitation maximale des erreurs dakaroises. Avec 16 balles perdues, 13 points concédés sur rebonds offensifs et un taux de réussite aux tirs alarmant, Ville de Dakar n’a pas pu rivaliser.
Patrick Gardner (16 pts) et le vétéran Rogério Mendoza (11 pts, 5 rebonds) ont symbolisé cette force tranquille, démontrant qu’une équipe bien préparée peut renverser même les favoris.
Le dernier match : une ultime chance pour Dakar
La situation est désormais critique pour l’ASC Ville de Dakar. Le prochain match ne sera pas une simple rencontre, mais une mission de sauvetage. Pour éviter une élimination prématurée, les Sénégalais devront faire preuve de cohésion, de lucidité tactique et surtout, d’un mental d’acier.
Si rien ne change, ce sera la fin d’un parcours qui, pourtant, promettait bien plus. Luanda, lui, avance avec la froideur d’un prédateur.
