Recrue phare de l’Asc Deukeundo pour cette nouvelle saison des Navetanes dans la zone 14 de Keur Mbaye Fall, Lamine Sané revient sur son parcours atypique, de Bignona aux Émirats, et partage ses ambitions. Rencontre.
À l’aube d’une nouvelle journée palpitante des Navetanes, Sport Inter est allé à la rencontre de Lamine Sané. Ce milieu de terrain a fait le choix fort, cette année, de défendre les couleurs de son quartier avec l’Asc Deukeundo. Fort d’une expérience acquise loin de ses bases, il s’est confié sans détour sur sa préparation, son hygiène de vie et l’esprit de son groupe. Une interview où le cœur et l’ambition parlent d’une même voix.
Entretien :
Qui es-tu et quel est ton parcours ?
Je m’appelle Lamine Sané, je suis milieu défensif. J’ai grandi à Bignona où j’ai commencé à taper dans le ballon très jeune, sur les terrains vagues. Mon parcours m’a permis de jouer à différents niveaux, mais mes racines sont restées ici. Dès mon arrivée à Dakar, j’ai intégré la Sen Académie de Guédiawaye. Par la suite, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis, une immersion à l’étranger pour parfaire ma formation. Dans les Navétanes, j’ai d’abord évolué une saison à l’Asc Manko ici à Keur Mbaye Fall, puis à l’Asc Espérance de Kébémer, avant de revenir pour porter le maillot de Deukeundo.
Pourquoi Deukeundo malgré d’autres propositions ?
J’ai reçu des propositions intéressantes, c’est vrai. Mais ce qui a fait pencher la balance, c’est l’attachement au quartier où je vis depuis des années. Jouer pour l’Asc Deukeundo, c’est un choix du cœur.
Comment se passe la préparation du deuxième match ?
Elle avance bien. On sent une vraie différence par rapport au premier match, autant dans l’intensité physique que dans les automatismes collectifs. Le groupe se connaît mieux, les mouvements sont plus fluides et on travaille dur pour corriger les erreurs du début.
Un travail individuel spécifique pour ton poste ?
Oui, j’insiste sur ma vision du jeu et ma capacité à récupérer le ballon plus vite. Je travaille aussi l’endurance, car le milieu doit couvrir tout le terrain. Je fais des séances supplémentaires axées sur les transmissions courtes et longues.
Quelles sont les consignes du coach ?
Il insiste sur l’occupation des espaces et la couverture défensive à la perte du ballon. Personnellement, je travaille la justesse de mes passes et mon placement pour être toujours disponible.
Hygiène de vie et récupération avec la chaleur ?
Avec ces fortes chaleurs, l’hydratation est essentielle, avant, pendant et après l’effort. Je surveille mon alimentation, je dors suffisamment et je m’étire beaucoup. J’utilise aussi des bains froids pour la récupération. Et nous adaptons les horaires pour éviter les heures les plus chaudes.
Un regard sur le groupe ?
Le groupe est solide, il y a une belle solidarité. Certains jeunes m’impressionnent par leur talent et leur envie d’apprendre. Cela me rappelle mes débuts et me pousse à donner le meilleur de moi-même.
Pression ou soutien des supporters ?
Je ressens surtout un immense soutien, une énergie qui nous pousse vers l’avant. Il y a des attentes parce que je suis du quartier, mais c’est une pression positive qui me motive.
Tes objectifs et un message aux jeunes ?
Mon objectif est d’aider l’équipe à aller le plus loin possible, avec discipline. Aux jeunes qui rêvent de prendre ma place, je dis : travaillez dur, restez humbles et croyez en vous. Rien ne remplace la persévérance.