Milieu de terrain puissant et technique, Ibou Ndaw incarne la loyauté envers son quartier. Alors que l’ASC Deukeundo s’apprête à défier Deggo, il se confie sur son choix du cœur, ses ambitions et l’état d’esprit d’un groupe qui veut tout renverser cette saison.
Sport Inter est allé à la rencontre d’Ibou Ndaw, le milieu de terrain de l’ASC Deukeundo, qui a décidé de jouer pour son quartier – un choix du cœur. Technique, puissant et doté d’une force de frappe impressionnante, Ibou Ndaw prépare la saison avec beaucoup d’ambition et de confiance. Voici l’entretien.
Rester à Deukeundo, Ibou Ndaw, alors que d’autres sont peut-être partis, c’est un choix fort. Qu’est-ce que ce quartier représente vraiment pour toi ?
« Deukeundo, c’est ma maison. Ici, j’ai grandi, j’ai appris le foot pieds nus sur la terre battue. D’autres sont partis, je les respecte, mais pour moi, partir, c’était trahir ce quartier qui m’a tout donné. C’est un choix du cœur. Ici, les gens te connaissent, ils te poussent même quand tu es en bas. »
On dit que tu as refusé des propositions pour rester ici. Peux-tu nous raconter ce qui a fait pencher la balance en faveur de ton « quartier de cœur » ?
« Oui, j’ai eu deux ou trois touches d’autres ASC. Mais la balance a penché quand j’ai pensé à mes petits frères qui viennent me voir à chaque entraînement. Si je pars, qui va leur montrer qu’on peut réussir ici ? Le quartier de cœur gagne toujours. »
Comment se déroule la préparation de la saison ? Sur le plan physique et collectif, sentez-vous déjà des évolutions par rapport à l’an dernier ?
« La préparation se passe très bien. Je suis en forme, et sur le plan physique comme sur le plan collectif, j’ai senti une amélioration. »
Parle-nous de tes entraînements : as-tu changé quelque chose dans ton travail individuel pour être plus performant cette saison ?
« Oui, j’ai un peu changé la méthode. Je travaille davantage mes déplacements latéraux, mon physique, la vitesse, et je me repose très bien. »
En tant que milieu de terrain, il t’arrive aussi de jouer en attaque. Comment trouves-tu cette nouvelle position et comment se passe ton adaptation ? Quelles sont les consignes du coach et sur quel aspect de ton jeu insistes-tu le plus à l’entraînement ?
« C’est un peu difficile, mais je suis du genre à m’adapter au fur et à mesure. Mon jeu, c’est d’éviter les ballons aériens. Je préfère qu’on me donne le ballon dans les pieds, je me sens beaucoup plus à l’aise : j’ai la force, je dribble et j’ai une bonne frappe. »
Avec les fortes chaleurs et les terrains parfois difficiles, quelle est votre hygiène de vie et votre routine de récupération pendant cette préparation ?
« Effectivement, avec la chaleur, c’est difficile de jouer, mais on est habitués. On joue souvent sous le soleil et on sait qu’il brûle beaucoup d’énergie. C’est important de se régénérer. Après une séance d’entraînement, je mange très bien, après avoir pris ma douche, et enfin je dors. »
Quel regard portes-tu sur le groupe cette saison ? L’ambiance a-t-elle changé, et qui sont les joueurs qui t’impressionnent aux entraînements ?
« Là, c’est la famille, je peux le dire. La connexion passe très bien et ça renforce le mental, ce qui contribue à solidifier l’équipe. »
En tant que joueur du quartier, sens-tu une pression particulière de la part des supporters, ou au contraire un soutien qui te porte ?
« J’avoue, ça donne un peu de pression, mais j’ai confiance en moi. Je me donne à fond aux séances d’entraînement et ça va payer. Je vais tout donner pour mon ASC, car on m’attend – et nous tous, on est attendus. »
Quels sont tes objectifs personnels pour cette saison, et quel message adresses-tu aux jeunes du quartier qui rêvent de prendre ta place un jour ?
« Mon objectif personnel, c’est de remporter le trophée en finale et de montrer aux autres qu’on est les meilleurs de la zone. À ceux qui rêvent de prendre ma place, je dis : bossez bien, travaillez beaucoup votre mental. »
Aziz WATT