Plus de deux mois après la promesse, les subventions sont toujours en otage. Il y a plus de deux mois, devant la Sous-préféte de Grand Dakar, le Président de l’ODCAV de Dakar Pape Momar Lô, les présidents de zones 7A, 7C et toute la jeunesse, le Maire Babacar Mbengue avait pris un engagement clair : “Les subventions aux ASC et associations sortiront dans les plus brefs délais.”
Aujourd’hui, NÉNI, Rien, Silence radio. Et pendant ce temps, le Navétane tourne au ralenti, les ASC serrent la ceinture, et les jeunes encadreurs paient de leur poche.
UNE COMMUNE RICHE, UNE JEUNESSE PAUVRE
Parlons chiffres.
Hann Bel-Air n’est pas une commune de foirail. C’est une commune qui brasse des millions, voire même milliard. Port, industries, Plage, commerces… L’argent circule.
Dans les communes voisines, avec 10 fois moins de recettes, les maires trouvent pourtant le moyen de subventionner leurs ASC chaque année. Parce qu’ils savent une chose : sans jeunesse encadrée, une commune meurt.
A Hann Bel-Air, on a l’impression que la priorité est ailleurs. Au mouvement politique, aux calculs politiques, à la réflexion de faire un choix entre Kiraay ou PASTEF. Pendant que les affaires de la cité pourrissent.
ON NE QUÉMANDE PAS. ON RÉCLAME.
Le message des zones 7A et C est passé. Les articles de presse sont sortis. La promesse a été faite devant témoins et autorités.
Ce que la jeunesse réclame n’est pas un cadeau, c’est son droit.
C’est l’argent prévu pour acheter des ballons, payer les arbitres, organiser leurs matchs, occuper les jeunes, etc….
PARLONS SANTÉ
Nous félicitons le Maire pour la destruction et la reconstruction du poste de santé de Hann Village mais il y a des questions qui perturbent la population. Pourquoi les agents de santé ont été déplacés dans d’autres postes tel que les Maristes et Hann Pêcheur alors que la Case des tout petits qui a de l’espace et des salles fermées devrait servir de relais en attendant la finition des travaux de la construction ?
Les Conseillers municipaux n’ont-ils pas été consultés ?
S’il y a urgence, les gens devront se déplacer à Hann Pêcheur, aux Maristes ou on ne sait où encore alors que c’était beaucoup plus facile et simple d’utiliser les salles fermées et qui n’ont d’aucune utilité (du moins pour le moment).
Vouloir ramener ce combat sur le terrain politique, c’est une insulte. La faim d’un jeune n’a pas de couleur politique.
LA MENACE D’UNE CONFÉRENCE DE PRESSE
Face au mépris, la jeunesse de Hann Bel-Air n’a plus le choix.
Une conférence de presse est en préparation et si rien ne bouge, on passera à la vitesse supérieure.
Monsieur le Maire, vos collaborateurs, entendez ceci :
La jeunesse de Hann Bel-Air a pris son courage à deux mains.
Elle ne mendie pas, elle réclame ce qui lui revient de droit.
Et elle attend.
Par Abdou Khadre NDIAYE