À la veille du match décisif face à Ndioloum Kel, où seule la victoire peut qualifier l’ASC Deukeundo en quart de finale, Babacar Biaye se confie. Formé à la CLACS de Rufisque, revenu dans son équipe de cœur après des passages à Zac Mbao et Zone 15, le latéral gauche de 22 ans incarne l’état d’esprit de tout un quartier. Entre confiance, travail individuel et ferveur des supporters, il aborde ce troisième match comme une mission : « Deukeundo dit tout ». Entretien.
Qui es-tu et quel est ton parcours ?
Je me nomme Babacar Biaye, j’ai 22 ans J’habite à Keur Mbaye Fall, rue 10. Je joue au poste de latéral gauche.
J’ai été formé à l’Académie CLACS de Rufisque.
En Navetane j’ai débuté en cadet à l’ASC Deukeundo. On a été battus en demi-finale et j’avais les larmes, mais ça m’a donné la rage.
Ma première saison en senior c’était à l’ASC Renaissance de Zac Mbao où j’ai gagné mon premier trophée 🏆
Après je suis passé par l’ASC Guelawar de Zone 15 pour prendre de l’expérience.
Et aujourd’hui je suis revenu à la maison, à l’ASC Deukeundo.
Pourquoi Deukeundo malgré d’autres propositions ?
J’ai choisi ASC Deukeundo malgré d’autres propositions. Tout d’abord c’est mon équipe de cœur. Je veux écrire l’histoire dans mon quartier. Nous n’avons que le quartier. C’est pour mes frères, pour ma famille que je joue.
Comment se passe la préparation du troisième match ?
On prépare ce troisième match comme on a préparé les autres: avec confiance et un mental très fort. Parce que Deukeundo dit tout. L’ambiance est bonne, tout le monde est concentré. L’objectif c’est la victoire.
Un travail individuel spécifique pour ton poste ?
Oui. Je travaille individuellement pour mon poste avec mes frères footballeurs. Ils me donnent beaucoup de courage et de détermination.
On travaille surtout sur 3 choses: la vitesse, la rigueur et surtout l’intelligence dans mes déplacements. En tant que latéral, il faut attaquer et défendre, donc la tête doit aller plus vite que les jambes.
Quelles sont les consignes du coach ?
Le coach nous conseille beaucoup. Ses 3 mots clés: Patience. Ponctualité. Seul le travail paye. Il nous demande aussi de respecter les consignes tactiques et de jouer ensemble pour le maillot.
Hygiène de vie et récupération avec la chaleur ?
Pour l’hygiène de vie on est pas mal parce qu’on a un bon encadrement. On dort tôt, on boit beaucoup d’eau, on mange sain. Avec la chaleur de Dakar, la récupération est très importante. Étirements, repos, hydratation. Pas de sortie inutile.
Un regard sur le groupe ?
Dans ce groupe on est une famille. On se connaît depuis l’enfance. On a grandi ensemble à Keur Mbaye Fall. Il n’y a pas de star. On gagne ensemble, on perd ensemble. Cette solidarité c’est notre force.
Pression ou soutien des supporters ?
C’est du soutien, pas de la pression. On les félicite pour leur mobilisation remarquable depuis le début. Ils sont notre 12ème homme.
Je veux juste leur dire: ça ira Inch’Allah. Dinaagn lenn siguil. Ensemble dieuli ndam li
Tes objectifs et un message aux jeunes ?
Mon objectif c’est d’aider Deukeundo à gagner des trophées et de marquer l’histoire de mon quartier.
Aux jeunes je dis: Travaillez, soyez patients, respectez vos aînés et votre coach. Le talent sans travail ne sert à rien. Croyez en votre quartier. Un jour votre tour viendra.
Un mot pour finir ?
Force à tout Keur Mbaye Fall. Force à l’ASC Deukeundo.
On est là pour se battre. DEUKEUNDO DIT TOUT