Alors que Génération Foot est officiellement sacré championne de la ligue 1 sénégalaise avant le terme de la saison, il ne reste plus que deux journées avant la fin du championnat.
Chaque année, il semble que le niveau du championnat national de ligue 1 baisse en niveau et en intensité. Une situation paradoxale à l’heure où le Sénégal est sur le toit de l’Afrique.
Depuis son sacre en Coupe d’Afrique des Nations en 2021, qui a été un élément déclencheur, le Sénégal a remporté quatre trophées majeurs en un an dont récemment la CAN U20.
Un succès qui a changé la mentalité des sénégalais dans leur façon d’appréhender le sport en général et le football en particulier.
La spécificité de ce succès est que les quatre coachs ayant conduit leurs équipes respectives au sacre sont tous des entraîneurs locaux, sénégalais de surcroît comme Aliou Cissé et Pape Thiaw tous deux anciens internationaux.
UN MODELE ECONOMICO-SPORTIF SÉNÉGALAIS ?
On peut dire que c’est un mal pour bien. Tout d’abord, les clubs sénégalais misent sur la formation de leurs joueurs et les vendent pour faire du profit en ayant une plus value et un pourcentage à la revente. Une forme de trading (détection, formation) pour sortir des joueurs qui s’exportent et c’est ainsi que les clubs sénégalais alimentent des clubs européens.
Pour ce faire, on peut citer les cas des partenariats qui existent entre certains clubs locaux et français à l’image de Génération Foot et le FC Metz, Diambar et Olympique de Marseille, Dakar Sacré Cœur et Olympique Lyonnais ainsi que Challenge Foot et le Stade Brestois pour ne citer que ceux-ci.
Cela dit, ces échanges profitent aux clubs européens qui favorise la fuite de nos pépites, ce qui se répercute sur la qualité du championnat en terme d’individualité.
Mais néanmoins ce phénomène est bénéfique pour la sélection nationale Sénior car elle permet à ces joueurs de s’aguerrir en Europe et de revenir plus performants en sélection.
On peut citer pour exemple Sadio Mané, Gana Gueye, Bamba Dieng, Habib Diallo .. qui sont partis très jeunes. L’exemple patent et le plus récent est celui de Lamine Camara (U20) parti à Metz.
De plus, une des autres raisons du manque de compétitivité de la ligue 1 sénégalaise est la situation précaire des joueurs dans le championnat, aussi, le manque de soutien de la fédération, ainsi qu’un manque d’infrastructures de base tels que les centres d’entraînements.
De plus, on peut évoquer le manque d’enthousiasme des sénégalais vis-à-vis de la ligue 1 et une médiatisation qui laisse encore à désirer.
Néanmoins, plusieurs avancées sont en cours, des stades sont entrain d’être construits à l’image de Dakar Arena (Omnisport), le stade de football Abdoulaye Wade de Diamniadio, ainsi que la rénovation du stade Léopold Sédar Senghor qui est en cours.
Plusieurs raisons qui permettent aux sénégalais d’être optimistes pour qu’un jour le championnat national de ligue 1 ait enfin la reconnaissance qu’elle mérite.
Bachir DIALLO
