La Fédération internationale de football association a publié ce jeudi son tout premier classement mondial après la Coupe du monde 2026. Comme le veut la tradition, le tournoi planétaire a profondément rebattu les cartes de la hiérarchie internationale. Sacrée championne du monde au terme d’une finale à suspense face à l’Argentine (1-0 après prolongation), l’Espagne s’empare logiquement du trône avec 1995,88 points, reléguant l’Albiceleste au deuxième rang. La France, demi-finaliste, conserve la troisième place, tandis que l’Angleterre, auteure d’un parcours séduisant, grimpe au quatrième rang devant le Brésil qui complète le top 5.
Pour le Sénégal, la mise à jour est moins réjouissante. Quinzièmes avant le coup d’envoi du Mondial, les Lions de la Teranga chutent de trois positions et se retrouvent aujourd’hui au 18e rang mondial. Ce recul sanctionne une campagne mitigée, marquée par trois défaites face à la France, puis à deux reprises contre la Belgique – dont une élimination en huitième de finale – pour une seule et éclatante victoire en phase de poules contre l’Irak (5-0). Malgré cette contre-performance, les protégés du sélectionneur conservent leur place dans le top 20 et demeurent la deuxième nation africaine au classement.
Le grand bonheur continental vient une nouvelle fois du Maroc. Portés par un parcours historique qui les a vus atteindre les quarts de finale après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but, les Lions de l’Atlas bondissent à la 6e place mondiale. Une ascension vertigineuse qui rapproche le royaume chérifien du record africain absolu, détenu par le Nigeria, 5e au classement FIFA en 1994. Derrière ce duo de tête, l’Égypte signe une belle progression en grimpant à la 24e place. Le Nigeria occupe le 26e rang, l’Algérie pointe au 29e, tandis que la Tunisie subit une lourde dégringolade, chutant de douze rangs pour se retrouver 57e nation mondiale. Une nouvelle hiérarchie qui confirme les dynamiques aperçues durant la compétition américaine.
Aziz Watt